BuzzatiCafé
23 février 2007
“Courage, Drogo, c’est là ta dernière carte, va en soldat à la rencontre de la mort et que, au moins, ton existence fourvoyée finisse bien. Venge-toi finalement du sort, nul ne chantera tes louanges, nul ne t’appellera héros ou quelque chose de semblable, mais justement pour cela ça vaut la peine. Franchis d’un pied ferme la limite de l’ombre, droit comme pour une parade, et souris même, si tu y parviens. Après tout ça ta conscience n’est pas trop lourde et Dieu saura pardonner.”
Dino Buzzati, le Désert des Tartares
Technorati Tags DinoBuzzati,DesertTartares,GiovanniDrogo
Sphere: Related ContentGoogleCafé
23 février 2007
Une version “Premium” est également offerte pour 50$ par an et par utilisateur Les plus :
- le compte Gmail passe à 10 Go de stockage (au lieu de 2GO),
- les services sont garantis à 99,9% (certainement pour rassurer les clients potentiels suite à la disparition récente de certaines données d’utilisateurs)
- un support 24 sur 24
Pour l’instant l’ensemble des services est quelque peu au-dessous de ce que offre Zoho Virtual Office, mais l’espace de stockage est supérieur (1Go seulement pour Zoho Virtual Office). Lorsqu’il auront ajouté un logiciel de présentation (c’est dans les cartons), c’est cependant Microsoft Office que GoogleApps cherche à concurrencer.
FordhamCafé
22 février 2007

More That I Can Bear
par Julia Fordham sur That’s Live
Alors que la nuit s’étend s’échappe de ma platine une mélopée triste, mais belle. Julia Fordham, accompagnée d’un seul piano, sussure rien que pour moi comme si j’étais seul dans cette salle de concert :
More That I Can Bear (par Julia Fordham)
The news just filtered through
There’s a new girl hanging out with you
I’d kill the messenger
But she’s my friend and I love her
And I know she tells me this for my own good
‘Cause she knows I’ve not moved on
Like a wise girl should
Now she’s lying in my place
With the right to kiss my favourite face
Now she’s curled up in my chair
Your fingers in her hair
It’s more than I can bear
I do the best I can
To go along with god’s good plan
He thinks it’s obvious
There’s no hope for the two of us
So I know he’s doing this for my own good
‘Cause she knows I’ve not moved on
Like a wise girl should
Now she’s lying in my place
With the right to kiss my favourite face
Now she’s curled up in my chair
Your fingers in her hair
It’s more than I can bear
Some may say life is for living
But this takes some forgiving
And I will try to
Now she’s lying in my place
With the right to kiss my favourite face
Now she’s curled up in my chair
Your fingers in her hair
It’s more than I can bear
It’s more than I can bear

Baby Love Ep
Personnellement, moi, je suis prêt à la consoler !
Et à l’écouter jusqu’au bout de la nuit
Julia Fordham est née le 10 août 1962 (la même année que moi, tiens!) à Portsmouth en Angleterre. Chanteuse-interprète, elle vit maintenant en Californie. Sa carrière débute aux débuts des années 1980; elle est vocaliste pour Mari Wilson & the Wilsations et Kim Wilde (allez un clin d’oeil aux nuits de Laurent Voulzy).
En 1988 paraît son premier album solo. En 1989, l’album Porcelain sort chez Virgin (USA) et connaît le succès. Dans les années 1990, ses albums connaissent un succès d’estime.
Au début des années 2000, son duo avec India.Arie “Wake Up With You” est remixé et grimpe dans les charts américains. That’s Life, son septième album suit en 2004, puis un album live en 2005 That’s Live.
Sans contrat avec une maison de disque actuellement, ses derniers morceaux sont disponibles au téléchargement notamment depuis son site ou sur iTunes Store. Son orientation musicale l’amène maintenant au jazz.
Son site : http://www.juliafordham.com/home.php
Technorati Tags JuliaFordham,Musique
Sphere: Related ContentAlabamaCafé
18 février 2007
Dr. Martin Luther King at Press Conference in Birmingham, AL 1963
© Bruce Davidson | Magnum
“En mai 1961, je partis pour l’Alabama où se passaient les événements que l’on sait contre les noirs. J’assistais à des scènes de haine et de violence. Je fus même arrêté et chassé de Brownsille, Tenessee. On m’accusait d’être communiste.”
Bruce Davidson
De 1961 à 1965, Bruce Davidson s’intéressera et photographiera la lutte des noirs pour les droits civiques. L’ensemble des photos fait partie d’une série intitulée “Time of change” en exposition jusqu’au 22 avril 2007 à la Fondation Cartier-Bresson à Paris.
A lire aussi : Bruce Davidson à la fondation Henri Cartier-Bresson
Technorati Tags
BruceDavidson, CivilRights, TimeOfChange, MartinLutherKing
MédiévalCafé
18 février 2007
Bien avant la Révolution informatique, le livre a fait Révolution. Petite vidéo hilarante des difficultés générées par cette mutation médiévale.
Trouvé il y a quelques jours déjà chez Arkandis - Sylvie Le Bars.
Sphere: Related ContentRougeCafé
13 février 2007
Mon bureau virtuel m’accueille de rouge vêtu.
Mon blog t’accueille, cher visiteur, de rouge vêtu.
Mon Café est rouge.
Pourtant d’aussi loin que je me rappelle
le rouge ne me seyait guère enfant.
C’est le bleu, le bleu que je lui préférait
Un peu à l’image de la couleur de mes yeux.
Peut-être bien qu’avec le temps
A l’aulne des mes engagements,
de l’accumulation de mes indignations
Progressivement le rouge a recouvert l’espace
A tel point qu’aujourd’hui il me sert de ralliement…
ExtrêmeCafé
8 février 2007
Composé à partir du compte-rendu fait par Le Monde des Livres.
Relecture d’une époque qui plongea l’Europe dans le chaos, A Feu et à sang fait partie de ces livres sur le XXe siècle dont on devrait encore débattre dans les années à venir, à l’instar du Passé d’une illusion, de François Furet (1995), ou de L’Age des extrêmes, d’Eric Hobsbawm (1999).
Enzo Traverso, né en Italie en 1957, entend montrer que, derrière l’imaginaire de l’horreur aujourd’hui associé au siècle écoulé - des tranchées à Auschwitz -, se dissimule un univers fait d’expériences sociales, de visions du monde, d’idées, de combats et d’émotions - ainsi du sentiment d’apocalypse qui s’empare de la culture européenne après 1918. Le livre explore donc cet univers à travers le concept de “guerre civile”, ici employé pour rendre compte des déchirures engendrées, à l’échelle du continent, par un enchevêtrement inédit de révolutions, de contre-révolutions et de génocides. Pour l’auteur, on ne comprend précisément rien à la “brutalisation” des sociétés européennes de l’entre-deux-guerres, abstraction faite de cette “symbiose entre culture, politique et violence” qui en façonne en profondeur les mentalités ; rien non plus à projeter les catégories de notre démocratie libérale sur un siècle qui aura produit Ernst Jünger et Antonio Gramsci, Carl Schmitt et Léon Trostki.
Par ailleurs, l’auteur en vient à récuser une autre lecture a posteriori qui tend à faire de l’antifascisme un “mythe”. A lire François Furet ou Annie Kriegel, l’antifascisme des années 1920 et 1930 se réduirait ainsi à une pure entreprise de propagande visant à élargir l’influence du régime soviétique et à cacher sa nature totalitaire. Si ce tableau contient une part de vérité, il n’en reste pas moins simpliste. D’abord parce que, “en se débarrassant de l’antifascisme, on risque d’effacer le seul visage décent que l’Italie a su donner d’elle-même de 1922 à 1945, l’Allemagne de 1933 à 1945, la France de 1940 à 1944″. Par les temps qui courent, il n’est pas superflu de le rappeler.
AsimovCafé
3 février 2007
Fondation et Fondation foudroyée d’Isaac Asimov. Traduction collective. Denoël “Lunes d’encre”, 2 tomes, 960 p. et 1084 p., 29 € chacun.
Vers fondation Traduction collective. Omnibus, 896 p., 21 €.

Les livres d’anticipation d’Isaac Asimov ont bien plus bercé mon adolescence que la saga des Star Wars (Guerre des étoiles) de Georges Lucas ou du Seigneur des Anneaux de Tolkien.
En même temps, la série des Fondations est une magnifique Histoire du Futur, un monumental roman historique, qui commence dans un avenir très lointain.
Isaac Asimov invente d’ailleurs un intéressant concept, celui de la psychohistoire, qui prétend s’appuyer sur l’étude du passé pour prédire mathématiquement le sort de l’Univers à partir de la loi des grands nombres. Son personnage Hari Seldon, scientifique et père de cette discipline, fait ses calculs et arrive à la conclusion que l’Empire se meurt, et il n’est plus possible d’enrayer sa chute. S’écroulant sous son propre poids, il va immanquablement sombrer, ouvrant à l’humanité trente mille ans de ténèbres avant l’avènement d’un nouvel empire. Il fait alors établir aux confins de la galaxie une colonie de scientifiques, la Fondation, appelée à devenir le ferment de la renaissance. Au même moment, il fonde une deuxième Fondation, qui doit veiller, dans le plus grand secret, à l’exécution du Plan.
Le cours de l’histoire semble irréversible et le Plan infaillible… Jusqu’à l’irruption du Mulet, aberration génétique aux pouvoirs terrifiants, dont Seldon lui-même ne pouvait prévoir l’avènement. Un homme seul peut-il changer le cours de l’histoire ? Même mariée aux mathématiques, l’histoire du futur n’est pas une science exacte…
Délices : le cycle est traversé d’analogies et de réjouissants clins d’oeil historiques : ainsi, l’ultime sursaut de l’Empire est le fait d’un général surnommé “le dernier des Impériaux” qui finit éliminé par un empereur méfiant, lointain écho à Aetius, le Dernier des Romains, vainqueur d’Attila, qui mourut assassiné sur ordre de Valentinien III, jaloux de son prestige. Plus loin, la description d’une Trantor retournée à l’âge agraire, où des moutons paissent paisiblement au pied des ruines, rappelle furieusement les descriptions romantiques de la Rome du haut Moyen Age.
Les éditions Denoël ont l’heureuse idée de republier cette saga en deux volumes.
Y a bon le miam !
Technorati Tags IsaacAsimov,Fondation,Anticipation,Science-fiction,HariSeldon
Sphere: Related ContentDarwinCafé
2 février 2007
A lire devant les délires créationnistes (qui n’ont rien à voir avec la foi).





Commentaires récents